Ahimsa ou la non-violence

Ahimsa ou la non-violence

 

A propos d’Ahimsa et de la non-violence, Patanjali a écrit ceci dans « Les yogas Sûtras » :

 » Quand nous sommes fermement établis dans la compassion, toutes animosité disparaît autour de nous » – Aphorisme II-35.

Il nous propose ainsi de cultiver la compassion envers tous les êtres vivants pour récolter la paix autour de nous.

 

Principe d’Ahimsa

Ahimsa, principe fondateur des yamas et niyamas, se traduit par non-violence, compassion ou encore respect de la vie. J’aurai tendance à dire respect des règles de vie !

Ce principe prend en considération toutes les formes de violences :

– la physique : frapper, tuer (tous types d’êtres vivants)

– la violence verbale : crier après une personne, menacer quelqu’un, insulter

– mais également la violence mentale : obliger quelqu’un à faire des choses, bousculer quelqu’un à aller plus vite, se sentir coupable (pensée violente envers soi-même)

 

Quand on parle de violence, on parle aussi du rôle qu’on peut jouer dans le cercle infernal de la violence :

– celui de persécuteur : il agit avec violence envers une victime

– de sauveur : il cherche une victime à sauver et accuse le persécuteur d’être violent envers la victime

– ou de victime : la victime cherche un sauveur et accuse le persécuteur d’être violent envers elle-même


 Cercle infernal de la violence

 

Observez que lorsque le sauveur et la victime accusent le persécuteur d’être violent, le sauveur et la victime sont à leur tour persécuteur et le persécuteur devient une victime, et ainsi de suite…

Pour sortir du cercle infernal de la violence il faut beaucoup de courage et il faut qu’une personne dans l’un des 3 rôles choisisse de se responsabiliser, de mettre fin à la violence qui existe et de respecter sa vie et celle des autres.

 

Si c’est : 

– le sauveur, il donne des outils à la victime pour pouvoir s’en sortir, développer sa confiance en elle,

-le persécuteur, il prend conscience qu’il détruit sa victime et s’auto détruit.

– la victime, elle peut décider de passer à l’action et de faire arrêter cette violence qui existe envers elle-même et en dedans d’elle-même.

 

Pratiquer Ahimsa ou la non-violence dans la vie quotidienne

Patanjali – Aphorisme II-33 :

 » Quand une pensée indésirable nous oppresse, nous n’avons qu’à nourrir la pensée contraire « .

Quel impact ont vos pensées malveillantes envers certaines personnes ? Quelles en sont les conséquences pour elles et … pour vous ?

Le principe d’Ahimsa envers tous les êtres vivants encourage une alimentation végétarienne. Mais que penser des personnes qui attaquent les bouchers en prônant la non-violence envers les animaux ? Par contre, la violence infligée aux animaux par l’industrie agroalimentaire peut nous émouvoir. Il suffit de regarder les exemples autour de nous sur les réseaux, aux infos…

Ahimsa peut également avoir inspiré le mouvement écologique par rapport au respect de notre Terre Mère et de ses écosystèmes.

Ce principe s’applique à tous et sa pratique doit servir nos prises de conscience de la violence que nous pouvons exercer envers les autres et envers nous-même afin de l’éviter et de changer nos paradigmes.

 

Exercice personnel : Observez vos propres pensées, actions et paroles violentes que vous entretenez envers vous et envers les autres ! Observez les conséquences que cela engendre !

Observez sans jugement et toujours en restant bienveillant envers vous-même ! La culpabilité n’a pas lieu d’être seule les prise de conscience source de vos choix au changement ?

 

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